Chivirico

mouillage à Chivirico 19°58.16′ N, 76°24.07′ W

Chivirico est encore un ancien cratère accroché aux flancs de la montagne; les sommets alentours atteignent des altitudes de 1100 à 1500 m, mais les pentes sont encore plus raides sous l’eau. A 2 miles du bord les fonds sont abyssaux, entre 4 et 7000 m. Le lagon est assez petit, environ 150 m de diamètre, et s’ouvre dans le fond d’une lagune jalonnée de hauts fonds. La surface reste lisse encore aujourd’hui du fait de la quasi absence de vent, mais un coup de Norther est attendu lundi et mardi qui devrait secouer la mer des Caraïbes. L’entrée dans le lagon est délicate, les bouées de signalisation sont presque toutes absentes, à commencer par l’amer à terre qui est censée permettre de réaliser un alignement avec une autre située au ras de l’eau. 
Les pêcheurs à pied ont planté des batons arrachés à la mangrove pour signaler les bords du haut fond sur lequel ils travaillent à pied dès avant le lever du jour et jusque tard dans la soirée.

Mouiller au milieu du lagon revient à camper sur la place du village. Un hôtel est planté en haut du cratère avec vue sur la mer et sur le lagon, un restaurant sympathique et désert est insatllé au ras de l’eau, des poules déambulent sous les parasol, une route passe sur la digue ou circulent des camions ou des carrioles attelées à un cheval. Des coqs s’égosillent tout autour derrère les palétuviers et les rangées de cocotiers, des chèvres, des moutons, un perroquet en cage quelquepart…et même de la musique cubaine, probablement enregistrée.  Des pêcheurs passent dans des barques à rame ou équipées de petits moteurs de type Renault-Couach, qui pot-pot-pottent tranquillement au rythme régulier de leur bicylindre, vétuste mais bien entretennu. Le moindre son est amplifié par la configuration en amphithéâtre des parois du cratère et propagé par la surface de l’eau. Un petit camion sur la route resonne comme un avion en rase motte.

Comme à Marea del Portillo, les représentants locaux des guarda frontera sont venus relever l’identité du bateau, ses provenance et destination, et signifier l’interdiction de descendre à terre en raison du covid. Les pêcheurs portent le masque dans leur embarcation, et nous font signe en riant qu’ils aimeraient bien échanger leur embarcation contre la nôtre.

Santiago n’est plus qu’à à 30 miles vers l’est.

les Guardia frontera ont emprunte la barque d’un pêcheur
pêcheur à pied à l’aube

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