A l’abri à La Corogne

C’est sous la pluie entre les pêcheurs espagnols, après 60 heures de navigation dans le golfe de Gascogne que sont apparues dans la brume les montagnes de la Galice, puis de loin la « torre de Herculès », le plus vieux phare du monde édifié par les romains. Viennent ensuite l’agitation des bateaux entrants et sortants, un pêcheur à la palangrotte tranquille en plein milieu du passage, puis la digue d’entrée du port arborant à son extrémité un vieux château. Le premier contact en espagnol à la VHF est chaleureux: « oui il y a de la place, amarrage sur tribord possible, un marinero attend sur le ponton pour attraper les amarres ».

Très vite dehors la météo se déchaîne, des vents de 45 nœuds lèvent sur le cap Finisterre une houle et des vagues énormes. Les bateaux de croisière sont venus eux aussi s’abriter tel le britannique Arvia, gigantesque, vertigineux avec ses 344 m de long, 54 de large, d’après l’AIS, mais finalement petit et obéissant comme la Laureline face aux éléments naturels.

La vielle ville offre le charme de ses rues dallées étroites, ses vieilles maisons ornées de balcons vitrés, agrémentée d’une grande place dallée dominée par une mairie colossale. En marchant au décours d’une petite ruelle surgit l’église romane de Santa Maria parfaitement conservée, où traînent encore sur les murs les traces des templiers.

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