Mars 2025 : Golfe de Gascogne et Côte Cantabrique

Le projet de ce tout début de printemps est de traverser le Golfe de Gascogne depuis Arzal pour rejoindre la Galice et rentrer en flânant le long des Asturies , Cantabrie, puis retour via la Charente et la Vendée. Un programme ambitieux compte tenu des quinze jours disponibles pour l’équipage, encore réduits par une météo d’équinoxe. Le départ est aindi retardé par Martinho,  la 4ème tempête à venir s’écraser sur la péninsule ibérique en 15 jours, après Jana, Konrad, et Laurence. Vent de face et creux de 6 ou 7 mètres ont douché l’enthousiasme de l’équipage : Daniel et Sylvie, Emmanuel et moi.

Le départ est prévu ce samedi 22 mars, à l’écluse de 10 heures, direction Belle Île en Mer pour y attendre l’accalmie et « dégolfer » dimanche : partir vers l’Ouest afin de se dégager du plateau continental, rejoindre la haute mer et prendre un Cap Sud Ouest vers la Corogne

Sous la pluie dans la Vilaine, mais avec la promesse du soleil au Sud

Sauzon

Ce petit port d’habitude si accueillant donne envie d’y revenir encore et encore. Cette fois ci, Sauzon montre un visage inattendu . Seule 3 bouées sont offertes aux visiteurs dans l’avant port, un petit bateau apparemment à l’ancre monte la garde à l’entrée du port l’échouage désert. La bruine qui tombe sur les maisons complète ce décor hivernal. Tout est fermé sauf une épicerie et un bar-restaurant, précieux coeur de vie du village endormi , rempart contre la solitude avant la frénésie de Pâques.

Le Capitaine prévoyait de lancer la traversée le lendemain matin, lundi. Mais au moment de prendre la météo, l’Iridium s’avère totalement déchargé. Et toutes tentatives de recharge s’est soldée par un échec, et pour compléter le tableau,  internet est en panne sur tous les ports du Morbihan. Le téléphone est en rade aussi. Décision est prise de rebrousser chemin jusqu’au Croesty pour contacter l’installateur, qui fait refaire les mêmes manœuvres, qui cette fois fonctionnent. L’iridium reprend vie et nous crache facilement un fichier météo qui confirme que, oui, la fenêtre est ouverte.

Départ dans l’après-midi du lundi 24 mars, direction ouest puis sud-ouest au grand largue après les Poulains de Belle île.  La houle est encore bien présente, et une fois la nuit tombée sous un ciel totalement noir, sans aucun repaire visuel possible, tout l’équipage est pris de mal de mer plus ou moins prononcé.

Mais le bateau, qui en a vu d’autres, taille bravement sa route en prenant soin de son équipage barbouillé,  et le mène en vue des côtes espagnoles dès le mercredi 26 mars.

La mer bien calmée autorise la préparation d’un plat chaud réconfortant pour célébrer l’événement.Le ciel enfin dégagé , l’heure d’or puis l’heure bleue passées, les étoiles scintillent au firmament tandis que s’allument les innombrables lumières de la Corogne et que le froid descend. Arrivée à la Marina Nautica à 1 heure du matin, où un accueil charmant est réservé au visiteur, même en pleine nuit.

La Galice

Relâche pour une journée à la Corogne. Une promenade autour de la presqu’île vers la tour l’Hercule s’impose, sous un soleil pimpant s’apprécient les passants, après une grande série d’intempéries. L’architecture élégante des façades, les larges avenues, la longue promenade le long du front de mer invitent  à se dégourdir les jambes.

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