Quand le soleil descend sur l’horizon, le vent qui descend des glaciers diminue, et il ne reste plus ce soir qu’un vent synoptique léger.

Hier soir, un dîner dans le Coal Mine’s cabin, en haut de la route, a conclu ce voyage au Spitsberg dans une ambiance estudiantine. Des rennes broutaient sur le parking de l’auberge de jeunesse « au 102 » Nyeben, ancien logement des mineurs.

Arrivés au port, soirée d’adieu mémorable avec nos voisins Allemands ou Polonais de Polaris, un voilier qui a accompagné la Laureline de loin en loin depuis Tromso.

Un peu mal aux cheveux ce matin pour ceux qui ont voulu tout gouter des alcools amenés par les uns ou les autres.
Le ponton de Longyearbyen est très actif ce vendredi. Les clients de la semaine prochaine arrivent demain, ceux qui terminent plient bagages, les livreurs viennent faire les pleins de vivres pour les prochains voyage, les bateaux sont astiqués, et comme tous les jours, un bateau de croisière monstrueux est au ponton qui libère des flots de passagers curieux de tout ce remue ménage au milieu de bateaux surprenants.
La Laureline s’engage ce soir vers le Sud, en prévoyant un arrêt à l’île de l’ours, à peu près à mi parcours sur la route de Tromso : 4 jours de mer pour traverser la mer de Barents, environ 550 Miles en route directe.
A trois heures ce matin du 20 juillet, calme plat. Le moteur ronronne et les sommets enneigés défilent à babord.

