14 juin, 11 h : position: 60°28,94’N 0°05,57’W
( proche des îles Shetland, au Nord-est 1004 HP, vent E 32 kt, mer: forte, Houle: 3 m
Temps: nuageuxAllure et voiles: GV 2 ris + trinquette au près serré, vitesse: 6,4 nœuds
« Dans l’ouvrage « météo et stratégie » de Jean Yves Bernot, une chute de 5 hPa en une heure génère 50 kt de vent, 3 hPa en 1 heure 40 Kt de vent et 3 hPa en 3 heures 24 Kt de vent. l’annonce du baromètre du bateau (3 hPa en 3h) s’est vérifiée: Le vent s’est établi assez rapidement à l’est à 25 kt et depuis ce matin à 30-35 avec rafales.
Avec les routages issus de 6 systèmes de météo obtenus par Predictwind ce changement a été anticipé en arisant la GV et hissant la trinquette sur son étai largable.
Bien calée sur ses bouchains La laureline avance tout droit à 6,5 kt dans une mer forte, descend dans les creux franchit les lames qui de temps à autre balaient à grand bruit le pont de l’étrave au cockpit.
Et pendant ce temps là les oiseaux s’amusent ! Les pétrels boréal sont les plus plus fascinants à observer en vol. Ils sont nombreux par ici, d’importantes rockeries occupent les falaises de Fair Isle et des Shetland où ils cotoient les fous de Bassan et les sternes arctiques, ce fameux migrateur qui se déplace d’un pôle à l’autre aller et retour tous les ans.
Le sterne arctique est taillé pour les distances, le fou de bassan pour la vitesse, et le pétrel boréal pour l’élégance : il plane à ras des crêtes et de l’écume, le bout de l’aile à quelque entimètres de la vague qui déferle sans jamais l’engloutir. Il a probablement des capteurs à ultrason pour l’informer en permanece de sa position. Il possède aussi au dessus du bec un désalinisateur qui lui permet de s’hydrater à l’eau de mer et de rester des mois au large. Il ne revient que deux mois par an sur les falaises le temps de la nidification, précisément en ce moment.«

